La Compagnie


La Compagnie Je reste a été créée en 2013 à Nantes.

Sous la direction artistique d’Aurélie Mazzeo, ses travaux questionnent la notion d’identité, les strates multiples qui constituent l’humain.e, et les connexions qui existent entre nous, aujourd’hui, maintenant, ici. Nous portons à travers nos projets la nécessité de relier nos pratiques artistiques à leur potentiel émancipateur, réflexif et expérienciel, à les intégrer à nos paysages imaginaires contemporains. C’est une manière plus précise de notifier que notre ligne artistique est engagée.

Nous fouinons, nous nous glissons, nous colmatons les failles, nous luttons avec nos outils, nos énergies et nos tripes, pour que l’art puisse servir de levier à la conscience, au changement, à la compréhension de ce que nous sommes, et nous apprêtons à devenir. Dans nos créations, à dimension majoritairement performative et pluridisciplinaire, les spectateurices sont actif.ve.s, et les artistes dans une tentative de rapport sincère d’égal.e à égal.e. 

Les deux premières expériences de spectacles de la compagnie, adaptés de textes de Peter Handke, orientent assez tôt les désirs de mise en scène vers l’écriture de plateau, la performance, le croisement de pratiques. Je reste commence par explorer les possibilités offertes par l’espace public avec les || Lectures chronométrées, performance/lectures pour un à trois spectateurs ||, puis conçoit || Le Bar à câlins, installation-performance pour un.e participant.e || et || Ca va aller, entresort, rituels psycho-magiques des arrières de caravane ||, des formats plutôt orientés pour l’extérieur, dans un désir d’ouverture à toustes, gratuitement : l’art au coeur du quotidien.

Dans sa quête de réenchantement de ces espaces oubliés, tordus, cachés, trop quotidiens pour être vus, la compagnie met en scène || Le faux rendez-vous ||, déambulation burlesque et effrénée autour de la question du logement et du voisinage, en immeuble privé, puis en cité universitaire.

En collaboration avec le collectif d’architecte et urbanistes Fil, la compagnie s’attelle également à un projet de une balade performative dans le quartier prioritaire du Clos-Toreau. La création se déroule en deux étapes,  || Légendes du quotidien ||, qui engageait des exercices corporels et des cartographies participatives pour un public scolaire, puis || Songes & Boniments ||, projet tout public plus ambitieux mêlant promenade, performance, et outils pédagogiques ludiques autour de la découverte de l’architecture.

Avec la collaboration de Marie Thiberge à la direction artistique, Je reste a mis en place un projet européen fondateur, pour le plateau cette fois || Facing the world ||. D’un échange de jeunes artistes entre Nantes et Tbilissi autour de la thématique du devenir adulte, le projet est devenu création entre la France et la Roumanie pour la saison 2017/2018.

Toujours avec le désir de rencontrer, de partager avec celleux qui ont peu ou pas accès à l’art et la pratique artistique, la compagnie Je reste s’associe en 2018/2019 avec la compagnie Ecart autour de l’atelier || Ronde de femmes ||, un temps de parole et de danse mensuel consacré aux habitantes du Breil, autour de ce qui nous rend puissantes.

La saison 2019/2020 sera marquée quant à elle par la prochaine création de plateau de la compagnie, || Protocole expérimental barbare ||, solo pour une interprète, six personnages et six interrupteurs.


 

 

 

 

 

 



Aurélie Mazzeo
metteuse en scène – danseuse – comédienne

Presque par hasard, sortant circonspecte de ses études de lettres, Aurélie intègre le Conservatoire d’art dramatique de Nantes en 2010. Tentée de croire qu’elle a trouvé sa place, elle fonde dès sa sortie en 2013 la compagnie Je reste, dont elle assure depuis la direction artistique. Elle y propose cinq mises en scène, trois performances et deux ateliers.

Elle poursuit en parallèle ses activités d’interprète, d’assistante, de formatrice, de voix-off, d’actrice de cinéma, de musicienne, de militante, de touche-à-tout autodidacte et infatigable.
Remarquée par son profil atypique, elle commence notamment la danse contemporaine avec la compagnie Kokeshi, puis intègre l’équipe d’Olivia Grandville pour sa création Combat de Carnaval et Carême, et son projet de transmission chorégraphique pour 100 amateurs, Foules. Elle est ensuite engagée dans le spectacle de danse/rue To be D#ft Punk de la compagnie Ecart, ainsi que dans Waving, danse chorale océanique proposée par Inui (Laurie Peschier-Pimont & Lauriane Houbey). Elle est également pom-pom girl déchaînée pour le Catch de dessinateurs à moustaches, car bien que le sentiment d’être un outsider soit tenace, il y a une chose qu’on ne peut lui enlever : elle sait faire le grand écart.